Afin de répondre aux besoins spécifiques de la filière des énergies marines, les nouvelles surfaces devront pouvoir accueillir des activités de fabrication, de stockage et de manutention de colis très lourds et de grande taille.

Ce vaste programme de travaux comprend ainsi des chantiers de différentes natures. Menés de façon simultanée sur terre et en mer, ils sont conduits dans une volonté d’économie circulaire et avec un souci constant de maîtrise des impacts environnementaux potentiels.

Les opérations terrestres

40 ha de terre-pleins sont stabilisés et en cours d’aménagement pour permettre l’installation des premiers industriels.

  • La stabilisation consiste à consolider par drainage et terrassement les surfaces existantes. Les couches de sol polluées ont été traitées de façon différenciée suivant leur degré de pollution et conformément à la réglementation.
  • Des voies temporaires de chantier et des voiries de liaison (réseau routier, voiries lourdes) sont créées sur le site, où sont également réalisés des ouvrages de traitement des eaux pluviales et de génie civil ainsi que les réseaux humides et secs.

4,5 ha d’aménagements paysagers sont également créés, offrant aux promeneurs un point de vue sur la rade et sur les activités du nouveau terminal.

  • Une butte paysagère : Erigée sur toute la longueur de la nouvelle zone industrielle, elle offrira depuis sa crête à 11 m une vue imprenable sur le site industriel, tout en créant une séparation visuelle avec la zone urbaine.
  • Un belvédère : Ouvert sur la rade et d’une superficie de 8000 m2, il offrira une situation privilégiée pour observer les activités nautiques et le passage des bateaux en rade de Brest. Véritable amphithéâtre végétal, il pourra accueillir des manifestations événementielles ou artistiques.
  • Un sentier côtier : Depuis le belvédère, un chemin longera sur 400 m la digue du polder. Il sera isolé de la zone industrielle par un talus d’ajoncs et de genêts et sera planté, côté mer, d’essences de plus petite taille (type lavande ou bruyère) – en pleine cohérence avec son caractère de sentier littoral breton.

Les opérations maritimes

Un casier de 14ha, formé par la création d’une digue de 900 mètres de long et d’un quai de 400 mètres, a été créé dans le prolongement du polder existant.

  • La digue d’enclôture est constituée d’une série de casiers circulaires métalliques, remplis de matériaux de remblai. Posée sur le fond rocheux, elle est dotée d’enrochements côté mer. Des cavités seront aménagées au pied de la digue pour permettre la création de mares intertidales, qui favoriseront le développement de faune et de flore littorales.
  • Côté quai, deux postes à quai, d’une longueur totale de 400 m, seront successivement construits. Ils seront dotés d’une résistance adaptée aux colis très lourds (10 t/m2) et d’une plateforme de manutention de 100 m de profondeur afin d’accueillir les activités de la filière des énergies marines.

Afin d’améliorer les accès nautiques au port de commerce, des opérations de dragage seront menées au cours des automnes-hivers 2019-2020 et 2020-2021 au niveau :

  • des souilles et du chenal d’accès au quai du nouveau terminal (550 000 m3 de sédiments).
  • des souilles des quais vrac et conteneur et du chenal d’accès à ces quais (700 000 m3 de sédiments). Cette opération permettra aux navires de très grandes capacités d’accéder aux terminaux quelles que soient les conditions de marée.

L’ensemble des sédiments marins dragués (930 000 m3) sera déposé dans le nouveau casier. Une fois consolidées, les nouvelles surfaces ainsi gagnées sur la mer seront aménagées dans une seconde phase de travaux pour accueillir des activités industrielles supplémentaires. Cette opération de poldérisation s’inscrit dans la continuité de l’histoire du port de commerce créé, par phases successives de poldérisation, depuis 150 ans.