Porteuse d’une politique environnementale volontariste, la Région Bretagne s’est engagée, en tant que maître d’ouvrage, à limiter les impacts des différents chantiers sur le milieu naturel tout au long du projet. Outre des choix préventifs, déterminant notamment les techniques de construction ou le calendrier des travaux, des mesures d’accompagnement et de compensation ont été mises en œuvre. Écosystème aussi exceptionnel que fragile, la rade de Brest fait également l’objet d’une attention particulière avec un suivi rigoureux, notamment de la qualité de l’eau.

Chantier et environnement © Panoramic Bretagne

Des mesures de compensation

Afin de compenser les effets du chantier sur la faune et la flore locales et de préserver les équilibres écologiques, deux zones de compensation ont été mises en place sur la commune de Plougastel-Daoulas. Cette opération consiste à recréer des biotopes équivalents à ceux détruits sur le polder pour permettre leur recolonisation par les espèces déplacées.

Un suivi régulier

Pour répondre aux objectifs élevés de protection des milieux et des activités économiques, notamment conchylicoles, et humaines liées et s’assurer du respect de l’équilibre de la rade, un suivi à grande échelle, à terre comme en mer, est mis en place pour toute la durée du chantier.

© Région Bretagne

Différents indicateurs environnementaux ont été définis : 

  • des bouées de mesures multiparamètres en continu de surveillance et d’alerte
  • des mesures de dépôts de sédiments
  • le suivi des gisements naturels de bivalves
  • l’analyse des contaminations de sédiments
  • l’analyse de la dynamique des gisements de maërl et d’invertébrés benthiques.

Trois états de référence ont été effectués avant le début des travaux. La turbidité fait l’objet d’un suivi en continu par capteurs. En cas d’observation de perturbation et en fonction du niveau d’alerte, les techniques de travaux pourront être rapidement adaptées voire le chantier suspendu, afin de limiter les incidences sur le milieu.

Un nouveau refuge pour la biodiversité

Tout au long de la digue, des cubes de béton sont installés pour retenir l’eau lors des marées.

Schéma d’implantation des écoblocs dans la digue ©Setec in Vivo

Immergés entre 2 et 8 m de profondeur, ces « écoblocs » en béton rugueux reproduiront les conditions de vie, de lumière et de salinité nécessaires aux différentes espèces d’algues, poissons et crustacés que l’on retrouve au creux des rochers à marée basse. Ils permettront ainsi le développement de la faune et flore des estrans rocheux, préservant la biodiversité sur le site.