Remise des prix Zéro Phyto
Le cap des 700 000 Bretons en “zone” Zéro Phyto dépassé !

Comme chaque année, la Région Bretagne saisit l’occasion du Carrefour des gestions locales de l’eau pour mettre à l’honneur les communes qui n’utilisent plus aucun produit phytosanitaire pour l’entretien de leurs espaces verts. Son Vice-président à l’environnement, Thierry Burlot, a dévoilé, le 26 janvier, le palmarès “Zéro phyto” 2017 et remis leur prix aux lauréats : 44 communes, 11 lycées et, nouveauté 2017, 5 groupements de communes.

La remise des Prix zéro phyto 2017 a eu lieu lors du 18e Carrefour des gestions locales de l'eau, des 25 et 26 janvier 2017, à Rennes.

Ne plus utiliser aucun produit phytosanitaire pour l’entretien de ses espaces verts... Si l’idée peut paraître simple, sa mise en œuvre à l’échelle d’une commune est l’aboutissement d’une démarche volontariste qui nécessite parfois plusieurs années et beaucoup de pédagogie auprès des populations. Depuis 2007, la Région Bretagne encourage les collectivités qui se lancent dans une telle démarche, essentielle pour la reconquête de la qualité des eaux de notre territoire, riche en nappes superficielles. Elle les invite à aller plus loin que la nouvelle réglementation entrée en vigueur ce 1er janvier 2017(1).

Aujourd’hui en Bretagne, 75 % des communes sont engagées dans cette voie de la réduction de l’usage des pesticides. Avec, cette année, 44 nouvelles communes et 5 groupements intercommunaux labellisés “Zéro Phyto”, ce sont désormais 21 % des Bretons qui vivent dans l’une des 238 villes (soit 19 % des communes bretonnes) ayant stoppé tout usage de produit phytosanitaire sur les espaces publics de leur territoire. Comme chaque année, parmi les lauréats, on compte des communes de petite taille, par exemple, en milieu rural Saint-Méloir-des-Bois (274 hab.), sur le littoral on peut citer Lanloup (271 hab.), ou encore l’île d’Arz et ses quelque 250 âmes. Des agglomérations font aussi leur entrée dans la famille “zéro phyto”, c’est notamment le cas de la Ville de Rennes (216 000 hab.) ; une labellisation qui vient récompenser un travail engagé depuis plusieurs années.

La continuité récompensée

La Région a également souhaité mettre à l’honneur 52 communes qui, labellisées Zéro phyto depuis au moins 5 ans, pérennisent la démarche. Si atteindre le Zéro phyto nécessite un travail de longue haleine, maintenir ce niveau de manière continue demande un effort et une volonté tout aussi permanente qu’il est ici important de saluer.

16 lycées publics “Zéro Phyto” en Bretagne

Propriétaire des 116 lycées publics bretons, la Région s’est engagée, dans le déploiement d’une politique de gestion raisonnée des espaces verts dans les lycées reposant sur 2 volets. L'enjeu est de bannir l'utilisation de produits phytosanitaires mais aussi d'accompagner les équipes, proviseurs et agents d'entretien, vers une gestion différenciée, durable et économe de leurs espaces verts.
Elle a diffusé en septembre 2016, à tous les proviseurs, un “Guide de la gestion différenciée des espaces verts” pour les aider dans la démarche. Sans dresser un inventaire exhaustif de son parc paysager, chaque lycée a ainsi été invité à requalifier ses espaces verts en fonction de leurs usages, fréquentation et visibilité. Tous n'ont pas, par exemple, besoin d'être tondus de près, d'autant plus si cela permet de réduire les nuisances sonores causées par les engins motorisés...

L'idée est de définir, pour chacun, un plan de gestion adapté aux lieux et d'impliquer, dans cette démarche exemplaire, les équipes éducatives et les élèves. C'est aujourd’hui le cas dans 16 établissements : les 5 lycées labellisés l’an dernier sont rejoints, cette année, par 11 nouveaux établissements qui, sans vouloir transformer leurs espaces verts en jardins d’ornement, ont adopté une démarche exemplaire.

Ils ont pris le parti d’accompagner la nature, de privilégier la biodiversité et les espaces plus rustiques, tout en gérant mieux les déchets. Parmi les exemples d’actions mises en œuvre : le désherbage mécanique “doux” (binette manuelle ou électrique, désherbeuse), excluant l'utilisation de toute forme de produit phytosanitaire est privilégié ; des déchets verts, riches en matières azotées et favorisant la micro-faune, sont réutilisés en paillage.

(1) La loi dite Labbé du 6 février 2014 vise à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires et interdit à compter de ce 1er janvier 2017, l’utilisation de produits phytopharmaceutiques pour l'entretien des espaces verts, forêts, promenades... accessibles au public.

Retrouvez le communiqué complet ci-dessous, présentant les lauréats 2017.

Tags : Eau Environnement

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