© Arcadis

Des travaux, dits préalables, ont été menés de septembre à novembre 2015. Leur but ? Protéger la faune et la flore des risques liés au chantier à venir. En effet, l'absence d'aménagement du polder actuel depuis sa création dans les années 1970 y a permis le développement au fil des années d'une faune et d'une flore terrestres et marines variées. Celles-ci ont fait l'objet d'études pour définir les enjeux associés.

Des mesures adaptées à leur préservation, dites d'accompagnement et de compensation, ont été décidées, en conformité avec les mesures de protection dont elles bénéficient.

Les mesures d'accompagnement

Créer sur le polder une zone de plus de 2 ha servant de refuge à la petite faune

Cet espace est matérialisé par une barrière permettant notamment aux batraciens présents sur le polder (crapaud épineux, alyte accoucheur…) d’y pénétrer sans possibilité d'en ressortir. Elle sera maintenue sur toute la durée du chantier. Hors opération environnementale, aucune intervention ne sera réalisée dans cette zone, qui constitue une réserve écologique.

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A gauche de l'image, la réserve écologique. © Panoramic Bretagne, 2017

Défricher les arbustes

Au-delà d'opérations d'effarouchement, ce défrichement, réalisé en amont du démarrage du chantier, permet d’éviter aux espèces nicheuses de courir un risque de destruction pendant les travaux.

Éliminer les plantes invasives

Des plantes exotiques (renouée du japon, herbe de la pampa, buddleia...) ont trouvé sur le polder un lieu favorable à leur développement au fil des années. Une vaste opération de défrichement a permis de stopper la prolifération de ces neuf espèces invasives. En évitant la disparition des espaces locales à leur profit, la biodiversité du site est sauvegardée.

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© Marc Rapillard

Combler les mares

Les différents points d'eau présents sur le polder ont été comblés durant la période pendant laquelle les batraciens ne les fréquentent pas. Ceux-ci s'orienteront naturellement vers des points d'eau de substitution lors des prochaines périodes de reproduction.

Les mesures de compensation

Afin de compenser les effets du chantier sur la faune et la flore locales et de préserver les équilibres écologiques, deux zones de compensation sont mises en place sur la commune de Plougastel-Daoulas. Cette opération consiste à recréer des biotopes équivalents à ceux détruits sur le polder pour permettre leur recolonisation par les espèces déplacées.

Une zone humide

Grâce à la réhabilitation en prairie humide d'une peupleraie artificielle de 8600 m2 créée il y a 30 ans au lieu-dit « Fontaine blanche » à Plougastel-Daoulas ainsi qu'à la création de trois mares, certains amphibiens présents sur le polder (crapaud commun, alyte accoucheur, triton palmé...) pourront retrouver un habitat propice à leur installation et à leur reproduction. Un cheminement en bois ponctué de panneaux pédagogiques permet l'observation au fil des saisons de cet espace redevenu naturel. La colonisation du site par les amphibiens sera évaluée jusqu'en 2025.

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© Région Bretagne, janvier 2017

En savoir plus sur le nouvel espace naturel de Plougastel-Daoulas

Une lande sèche

L’objectif de cette mesure est de compenser la perte sur le polder de 8 ha d’habitat de reproduction de la linotte mélodieuse. L'opération vise à recréer sur un espace du Conservatoire du littoral, au lieu-dit « Fort corbeau », un milieu de landes hautes, en diminution significative au niveau local et régional. Ces espaces naturels sont favorables à la nidification de cette espèce, en déclin prononcé en France.

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