Ce vaste programme de travaux comprend des chantiers de différentes natures. Menés de façon simultanée sur terre et en mer, ils sont conduits dans une volonté d'économie circulaire et avec un souci constant de maîtrise des impacts environnementaux potentiels.

Au total, dix lots de marchés publics seront mobilisés pour mener à bien cet ambitieux projet de développement, qui a démarré fin 2016 : six pour des opérations terrestres et quatre pour des opérations maritimes.

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Le polder au début des travaux d'aménagement, marqués par de vastes mouvements de terre. © Panoramic Bretagne, décembre 2016

Opérations terrestres

La base vie

Plus de 100 bungalows rassemblant vestiaires, réfectoires, bureaux et salles de réunion donnent à la base vie, située à l'entrée du chantier, l'allure d'une véritable "cité de chantier". Cette installation offre des conditions optimales de travail aux nombreux ouvriers, techniciens et ingénieurs mobilisés par ces travaux. Tout au long du chantier, 150 personnes en moyenne interviendront chaque jour sur le chantier.

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© Panoramic Bretagne, décembre 2016

Les terre-pleins

Les 40 ha de terre-pleins actuellement libres (polder actuel) seront stabilisés et aménagés pour permettre l'installation des premiers industriels. Vastes, dotées d'un accès direct à la mer (« bord à quai ») et de postes à quai adéquats, ces nouvelles surfaces seront adaptées aux besoins spécifiques de la filière EMR et permettront d'accueillir des activités de fabrication, de stockage et de manutention de colis très lourds et de grande taille.

Ce chantier à terre se déroule de fin 2016 à 2019 : il consiste à consolider par drainage et terrassement les surfaces existantes, constituées par apport de sédiments portuaires à la fin des années 1970.
Cette opération de consolidation s'apparente à l'assèchement d'une éponge :
- le sol est tassé par pression : 650 000 m3 de terre sont disposés sur le terrain durant plusieurs mois, afin de tasser le sous-sol
- le terrain est drainé : eaux et pressions sont évacuées et réparties dans le sol grâce à des tubes souples (1200 km de drains géotextiles) introduits verticalement dans le sol.

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Afin de tasser le sol, le polder est recouvert durant plusieurs mois de gigantesques tas de terre s'élevant à 5 m de hauteur. © Panoramic Bretagne, janvier 2017

 

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Une fois le sol tassé, des tubes souples (drains) sont introduits verticalement dans le sol pour évacuer et mieux répartir les eaux et les pressions. © Panoramic Bretagne, janvier 2017

 

Les couches de sol polluées sont traitées de façon différenciée suivant leur degré de pollution et conformément à la réglementation.

Identifiées par sondage, les pollutions concentrées et localisées (17000m3) ont été extraites du sol puis acheminées sur une aire de stockage aménagée sur le polder, où elles ont été confinées temporairement. Ces terres seront traitées ultérieurement par une entreprise spécialisée.

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© Panoramic Bretagne, décembre 2016

Les pollutions peu concentrées et diffuses sont recouvertes d'un grillage avertisseur (rouge), permettant leur identification et gestion lors de futurs terrassements. Les pollutions peu concentrées et localisées sont confinées en alvéoles.

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© Panoramic Bretagne, janvier 2017

 

Enfin, des voies temporaires de chantier et des voiries de liaison (réseau routier, voiries lourdes) sont créées sur le site, où sont également réalisés des ouvrages de traitement des eaux pluviales et de génie civil ainsi que les réseaux humides et secs.

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© Panoramic Bretagne, janvier 2017

 

L'ensemble des travaux est mené dans un souci constant de maîtrise des impacts environnementaux potentiels. Ont ainsi été réunies dans un même lieu l'aire de confinement des terres fortement polluées, qui seront traitées ultérieurement par une entreprise spécialisée, les zones de stockage des plantes invasives, qui font l'objet d'une gestion différenciée, ainsi que l'aire de maintenance des véhicules de chantier.

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A droite, l'aire de confinement des terres fortement polluées, l'aire de maintenances des véhicules de chantier et les zones de stockage des plantes invasives ont été construites sur un même site, afin de limiter les risques de pollution accidentelle. © Panoramic Bretagne, janvier 2017

Les aménagements paysagers

De 2017 à 2020, 4,5 ha d'aménagements paysagers (merlon, belvédère, sentier littoral) seront créés, offrant au public de nouveaux points de vue sur le terminal EMR et sur la rade.

 

Consultez l'annonce des entreprises retenues pour les premiers lots terrestres, octobre 2016

Opérations maritimes

Le dragage

Afin d’améliorer les accès nautiques au port de commerce, des opérations de dragage des souilles des quais vrac (dit « 6e sud ») et conteneur (dit « multimodal ») et du chenal d’accès à ces quais (700 000 m3 de sédiments) se dérouleront au cours des hivers 2018-2019 et 2019-2020. Cette opération permettra aux navires de très grandes capacités (grands vraquiers de type Panamax, porte-conteneurs feeder...) d'accéder, à pleine charge, aux terminaux quelles que soient les conditions de marée, et donc de hauteur de mer.

En parallèle, les souilles et le chenal d'accès au quai du nouveau terminal seront également dragués (550 000 m3 de sédiments).

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La digue d'enclôture

L'ensemble des sédiments marins ainsi dragués (1,2 millions de m3) sera déposé dans un casier créé par une enclôture, constituée d'une digue de 860 mètres de long et d'un quai de 360 mètres, à l’extrémité est du port, dans le prolongement du polder actuel. Une fois consolidées, les nouvelles surfaces ainsi gagnées sur la mer (14 ha) seront aménagées dans une seconde phase de travaux, à partir de 2019, pour accueillir des activités industrielles supplémentaires. Cette opération de poldérisation s'inscrit dans la continuité de l'histoire du port de commerce ainsi créé, par phases successives de poldérisation, depuis 150 ans.

Réalisée entre 2017 et 2019, la digue d'enclôture sera constituée d'une gabionnade de palplanches plates (série de casiers circulaires métalliques remplis de matériaux terrestres) posées sur le rocher et, côté mer, d'enrochements. Dans la carapace de la digue, seront aménagées des cavités permettant la création de mares intertidales, afin de favoriser le développement de faune et de flore littorales.

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© Virtualys / EESAB, 2016

Les quais

Situés au bord de ces nouvelles zones d'activité, deux postes à quai, d'une longueur utile totale de 380 m, seront successivement construits. Destinés aux activités EMR, ils seront dotés d'une résistance adaptée aux colis très lourds (10 t/m2) et d'une plateforme de manutention de 100 m de profondeur directement connectée aux terre-pleins portuaires.

Construit de 2017 à 2019, le quai sera constitué d'une alternance de pieux et de palplanches métalliques ancrés dans le schiste.

Consultez l'annonce des entreprises retenues pour les premiers lots maritimes, février 2017

 

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